Collection « Recherches contemporaines »

Collection « Recherches contemporaines »

Présentation | La collection « Recherches contemporaines » de l’IRMC, sous la direction de Katia Boissevain, a vocation à participer à la diffusion d’une science ouverte, accessible et exploitable par des chercheurs en sciences humaines et sociales du Maghreb, d’Europe et d’ailleurs. Exclusivement électronique, elle permet la mise à disposition de travaux de recherche de disciplines variées. Elle s’intéresse plus spécifiquement aux travaux de recherche portant sur les sociétés ou l’actualité tunisienne, algérienne ou libyenne. Ils peuvent être issus d’écoles doctorales ou thématiques, de programmes de recherche, de thèses de doctorat, mais aussi de séminaires, colloques et conférences retranscrits. Cette collection prend la suite des « Études et travaux de l’IRMC ».

A. Alajmi, D. Cantini, I. Maffi, I. Melliti (dir.), 2025, L’anthropologie sociale dans le monde arabe. Histoire fragmentée d’une discipline inconfortable
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Résumé | L’anthropologie s’attache aujourd’hui à décoloniser son histoire et à donner une place plus juste aux traditions marginalisées. Cet ouvrage retrace l’histoire et l’institutionnalisation de la discipline au Maghreb, au Machreq et dans le Golfe, adoptant une démarche ouverte, collaborative et plurielle. Il poursuit un double objectif : d’une part, réorienter l’attention des anthropologues vers des recherches produites dans la région, en s’intéressant notamment aux conditions qui ont permis l’institutionnalisation du savoir anthropologique ; d’autre part, mettre en lumière les travaux menés dans des langues autres que l’anglais, offrant ainsi des perspectives théoriques et épistémologiques différentes.

E. Jouini (dir.), 2025, La Tunisie du makhzen à l’État national 
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Résumé | Cet ouvrage rassemble les actes d’un colloque qui s’est donné l’ambition de croiser les regards sur la première partie du XXe siècle en Tunisie autour des évolutions sociales, politiques et culturelles portées par une époque – du protectorat à la veille de l’indépendance – caractérisée par sa complexité, et à laquelle de nombreux acteurs ont apporté des contributions notables avant d’être ensuite balayés de l’histoire officielle. Mohamed-Salah Mzali, auteur des mémoires Au fil de ma vie parus en 1972 et réédités en 2023, apparaît en filigrane de l’ouvrage, en tant que personnage emblématique d’une nouvelle frange du makhzen inscrite dans la modernité, engagée en faveur de la Tunisie, des Tunisiennes et des Tunisiens, et de la maîtrise de leur destin.

Saadi Neila (dir.), 2024, Éclairages variés sur la Libye contemporaine 
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Résumé | Le présent ouvrage réunit des chercheurs de sciences humaines et sociales autour de thématiques historiques, politiques et géographiques, situées entre le XIXe siècle et aujourd’hui. Sept contributions inédites et pluridisciplinaires abordent des aspects variés de la société libyenne. Leur objectif est ainsi de proposer une analyse de la situation en Libye, terrain difficile d’accès et récemment marqué par des transformations politiques et sociétales majeures.

Vermeren Pierre, 2022 [2002], La formation des élites marocaines et tunisiennes. Des nationalistes aux islamistes 1920-2000  
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Résumé | Quel rôle a joué l’école dans la reproduction des élites au Maghreb au cours du XXe siècle ? C’est la question dont traite ce livre, de façon rigoureuse et érudite. Après avoir été une machine de déclassement social sous la colonisation, l’école ouvre, avec l’indépendance, ses portes aux enfants des classes moyennes. Mais la contestation politique des années soixante qui s’ensuit incite les autorités à réformer le système scolaire en vue de le neutraliser. La politique d’arabisation débouche alors sur la dualisation des systèmes d’enseignement au Maghreb. La voie est notamment ouverte à l’islamisme.

C’est l’histoire qu’entend retrace l’auteur. Jusqu’aux indépendances en 1956, le baccalauréat est la clef de la conquête des études supérieures pour une infime minorité de musulmans. Comme la génération des pionniers, celle des indépendances s’affirme en tirant profit de son capital social. Les réformes de grande ampleur, mises en place à partir de 1945 et renforcées à l’indépendance, permettent l’émergence, du début des années soixante jusqu’au milieu des années soixante-dix, de la génération de l’ouverture.