(Dé)centralisation et gouvernance locale au sud de la Méditerranée
Politiques, instruments et acteurs
Collectif
✓ Prochainement en vente à l’IRMC (Tunis) (40 DT)
✓ Disponible en librairie en France (24 €)
Coéd. IRMC-Hémisphères éditions | 2025
Sous la direction de | Hend Ben Othman, enseignante-chercheure en urbanisme et aménagement à l’Institut supérieur des technologies de l’environnement, de l’urbanisme et du bâtiment (ISTEUB) de l’Université de Carthage. Elle est membre du laboratoire Gouvernance et Développement des Territoires (Université de Tunis), et chercheure détachée à l’IRMC de 2021 à 2025. Ses recherches s’intéressent à l’action publique urbaine, aux politiques de l’habitat, à la décentralisation et à la gouvernance locale.
Ont contribué à cet ouvrage | Myriam Ababsa, Mourad Ben Jelloul, Hend Ben Othman, Nizar Ben Tekaya, Damiano de Facci, Nathalie Ferré, Aziz Iraki, Samuel Ripoll et Sami Yassine Turki. Avec les contributions de Katia Boissevain (préface) et Amin Allal (postface)
À propos
Résumé | Cet ouvrage décrypte les dynamiques de flux et de reflux des réformes de décentralisation en Tunisie, au Maroc, en Libye et en Jordanie depuis 2011. Dans ces contextes de mutations politiques et institutionnelles profondes, comment se renouvelle l’action publique et selon quelles modalités se reconfigurent les rapports de pouvoir entre État, services déconcentrés et acteurs locaux ? Ce collectif réunit des chercheurs en urbanisme, géographie, science politique et sociologie. Les travaux de terrain inédits, menés entre 2022 et 2024, abordent les transformations en cours à différentes échelles, en confrontant modèles internationaux, politiques publiques et instruments d’action locale, dans un dialogue constant entre terrains et temporalités. Ils s’inscrivent dans la lignée des recherches antérieures sur les réformes de décentralisation tout en apportant des éclairages novateurs sur leurs fluctuations les plus récentes. Les recherches présentées combinent l’analyse des réformes juridiques menées dans les quatre pays et celle des instruments d’action publique et leur mise en œuvre à l’échelle locale. Elles analysent d’une part les tensions entre traditions centralisatrices persistantes et aspirations à l’autonomie des collectivités locales dans les quatre pays. Elles interrogent d’autre part l’appropriation à l’échelle locale des réformes liées à la décentralisation et éclairent la mise en œuvre concrète d’instruments élaborés ou financés par les bailleurs de fonds internationaux, en prenant appui sur des études de cas de communes tunisiennes. Enfin, elles adoptent une perspective plus globale, celle des instances internationales et de leur rôle dans la diffusion de nouveaux modèles de « bonne gouvernance » et de « participation citoyenne » : elles mettent ainsi en évidence les circulations, hybridations et réinterprétations locales de ces modèles.
